Jean-Luc Collignon

Jean-Luc Collignon

Sorcy-Bauthémont : un joyau de l'art roman ardennais en pleine façade

Ici s'est joué le sort d'une beauté des monts préardennais

Tout a commencé au temps des gallos romains quand un certain Sauricus se distingue par son courage dans la légion romaine et reçoit en récompense un domaine qu'il appellera Sorcy. La beauté qui rayonne aux pieds des monts des crêtes préardennaises surgit beaucoup plus tard vers les années 1146, quand les seigneurs Rodolphus ou plus sûrement Milon en 1176, décident d'apporter leur contribution en érigeant sur leurs terres un sanctuaire qui abritera leurs sépultures et leur assurera l'éternité dans l'au-delà.

 

L’église Notre-Dame de Sorcy possède des restes romans ; ils font la fierté des Quatre-Vallées limitrophes qui creusent le cœur du "Jardin fruitier des Ardennes". Le village de Bauthémont, malgré sa phonétique, n'a pas mérité la beauté architecturale que son voisin a élevé au titre de chef d'œuvre, si l'on suit un auteur contemporain qui le qualifie de Splendeur ardennaise (1). La façade surtout mérite le détour, elle est sans contredit la plus originale et la plus belle de la région (2) ajoute un connaisseur de vieilles pierres.

 

Les Bauthémontois partageront tardivement le privilège d'être acceptés dans ce bel édifice lorsque les deux communes fusionnent par décret ministériel du 23 mai 1827.

D’abord inscrite à l’inventaire supplémentaire des M. H. en date du 6 juin 1959, l’église est désormais classée par arrêté du 5 mai 1986.

 

Pour les férus d'histoire, deux mentions complémentaires aideront à jalonner le labyrinthe qui mène aux origines des villages : Sorceyum apparait dans le pouillé de Longnon en 1346, de même Bautainmont est mentionné en 1325 dans le Trésor des Chartes ; les notices de Terruel indiquent en 1667 : Bottemont.

Dans les méandres des origines ecclésiales, des points de repère situent l’église de Sorcy comme succursale du Chesnois. Elle avait pour patron l’abbé de Sept-Fontaines de l’ordre de Prémontré. Les seigneurs de Sorcy ont été les pourvoyeurs de l’abbaye : Milon en 1192 (moulin, cens de rente…) ou encore Vaucher en 1304. En 1240, Sorcy devient paroisse de l’abbaye de Septfontaines. Le gouvernement des paroisses a été obtenu par l’abbaye ; une bulle du pape Honorius III (1222) confirme cette décision.

Le village voisin de Sausseuil possédait une chapelle en 1233 mais les inhumations se faisaient à Sorcy. Le cortège funèbre empruntait alors le « chemin des Morts » à travers les prés, qui reliait les deux localités.

Sans pouvoir préciser la date, les textes rapportent que Sausseuil, Le Chesnois-ès-Rivières, Écumines et Lambermont (deux écarts de Monclin) sont de la paroisse de Sorcy.

Le Chesnois-ès-Rivières est signalé détaché de la paroisse en 1696, mais Écumines et Lambermont y sont toujours en 1757.

 

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Une église romane... mais pas seulement!

 

L’église a été bâtie, dans sa partie est, sur un tertre de terre rapportée. Pour cette raison le chœur et les croisillons s’affaissèrent au fil du temps et ont dû être reconstruits au XVIe siècle dans le style gothique flamboyant de l’époque. La partie occidentale, nef et portail, ancrée sur la zone rocheuse, a mieux résisté. Une construction en bois, servant exclusivement au culte, aurait précédé le bâtiment roman. Sa proximité avec le ruisseau la Fourcière ne serait pas fortuite, car en relation avec un culte païen ancien.

L’édifice du XIIe siècle qui lui succède est réalisé à l’aide de pierres tirées des carrières ouvertes, qui se situaient jadis à proximité du chantier, sur la route du Chesnois. Au XVIe siècle, le matériau utilisé semble provenir des carrières de calcaire à astartes (petits fossiles typiques de l’étage géologique) de Neuville-Day, aujourd’hui fermées.

 

Le clocher

               

La tour carrée dressée à la croisée du transept est romane. Elle présente trois niveaux de baies géminées séparées par une corniche.

A l’étage inférieur, les deux baies, nord et sud, ne sont plus visibles de l’extérieur ; elles ouvrent sur les combles des chapelles. A l’origine, avant les remaniements du XVIe siècle, la toiture des deux bras du transept se situait plus bas, sur le même plan que celle des bas-côtés (vestiges visibles au niveau du larmier de la nef, côté sud)

A l’étage médian, une seule ouverture rectangulaire apparait sur la face sud.

Le niveau supérieur, celui des cloches, comporte trois baies cintrées géminées à l’ouest, au nord et au sud. L’ouverture, côté est, est plus modeste. Les colonnes qui divisent les baies en deux parties sont pourvues de chapiteaux décorés de motifs végétaux ; sous les arcs plein cintre, les tympans nus sont soutenus par des tailloirs moulurés dans le pur style roman.

Une corniche à modillons couronne la tour. Jadis une haute flèche octogonale (20 m) couverte d’ardoises, la surmontait ; elle a été renversée par un ouragan en 1834. Une croix de fer dont les bras se terminaient par des fleurs de lys, l’attribut de la patronne de l’église, avait été ôtée par les républicains le 22 Brumaire An II, ils y voyaient le signe de la royauté.

Les murs du clocher sont maintenus par des tirants de fer traversant la tour et comportant à leurs extrémités des barres verticales empêchant les murs de s’écarter.

 

Les gargouilles

 

Sur les contreforts, des gargouilles ont été ajoutées au XVIe siècle pour rejeter les eaux pluviales afin de préserver les fondations de la reconstruction. Selon une tradition locale ces gargouilles étaient appelées les "loups", car l’animal qu’elles évoquaient, semblait tenir un mouton entre ses pattes. Elles sont aujourd’hui endommagées. Sous les fameux loups étaient enterrés tous les réprouvés.

 

La tourelle de pierre donnant l’accès aux combles est un ajout du XVIe siècle.

 

La belle façade occidentale

 

La partie la plus prestigieuse de l’édifice est sa façade occidentale. L’absence de contreforts massifs lui donne toute son élégance. Le portail était jadis précédé d’un porche en bois dont subsistent les trous de boulins pratiqués dans la muraille pour supporter l’assise de la charpente. Ce porche abritait trois statues disparues et servait souvent de lieu de rassemblement pour l’exercice public. C’est là qu’on "y laissait ses sabots" ; la présence du porche a certainement contribué à la bonne conservation de la pierre, plus exposée aux intempéries sur ce côté ouest.

Trois niveaux, séparés par des moulures horizontales, scandent la façade. Ces moulures s’ornent d’un bandeau plat sculpté de motifs végétaux, lui-même surmonté d’un chanfrein.

- Au rez-de-chaussée, - la partie la plus haute -, deux colonnes engagées encadrent le portail, leurs chapiteaux, au décor de feuilles d’acanthe, dépassent sa voussure. Trois paires de colonnes disposées en retrait reçoivent la retombée des tores. Au-dessus, épousant la forme de l’arcature plein cintre, une frise surmonte l’ensemble avec une décoration s’inspirant de l’acanthe stylisée.

Le tympan est nu. Il était jadis peint à fresque. Le décor varié des chapiteaux est remarquable de finesse, il s’inspire de motifs végétaux, comme il est fréquent d’en rencontrer ailleurs en cette période de fin XIe ou XIIe siècle. 

- Le second niveau comporte un oculus en forme de quadrilobe cantonné de colonnettes gémellées aux chapiteaux décorés. Un bandeau à frise de feuilles d’acanthe traverse toute la largeur de la façade ; il épouse le contour du lobe supérieur de l’oculus.

- Au-dessus, de simples colonnes terminent la sommité  de cet ensemble où se devine l’envie des bâtisseurs d’y privilégier un signe de verticalité. Le mur de façade est percé d’un petit oculus ourlé d’un tore à gorge. Une minuscule meurtrière rectangulaire termine le pignon. Les rampants de sa bordure triangulaire, sous le toit, s’enrichissent d’un double bandeau sculpté de motifs identiques à ceux des étages inférieurs.

 Certains auteurs (3) ont vu ici une préfiguration des façades à trois ordres superposés de la Contre-Réforme, style architectural qui associe à un axe de symétrie vertical matérialisé par des baies surmontées d’un fronton, une série de colonnes ou de pilastres, rythmée par des lignes horizontales : bandeaux, corniches,  larmiers etc.

 

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Les chapiteaux du portail finement ciselés

La séduction est aussi intérieure

 

La nef, de plan basilical, est un vaisseau à deux étages muni de fenêtres hautes aux ouvertures faiblement ébrasées, à l’exception de l’appui inférieur taillé en sifflet.

Quatre travées à arc en tiers-point délimitent l’espace. Les grosses piles carrées romanes qui supportent la retombée des arcs à angles vifs reposent sur un socle. Elles sont dépourvues de chapiteaux ; seule une imposte moulurée souligne le départ de l’arc.

Une corniche horizontale médiane marque la limite avec l’étage supérieur. Le plafond plat est charpenté, il a été refait au XVIe siècle ; il était peut-être voûté à l’origine. 

 

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De grosses piles carrées à angles vifs et imposte moulurée

 

Les bas-côtés, également plafonnés,  sont éclairés de fenêtres plus petites d’aspect roman.

La croisée du transept possède des piles massives qui reçoivent la retombée des ogives épaisses de trois tores. La clé de voûte est décorée d’un motif sculpté émaillé représentant des étoiles à six branches incluses dans une figure cernée d’oves et de feuilles végétales ; il s’agit peut-être d’une pierre de réemploi ? Les chapiteaux romans y sont répartis à des hauteurs différentes, car ils semblent avoir été découpés et séparés de leur colonne qui a été rehaussée. Ils ont été replacés en haut de celle-ci alors que les tailloirs demeuraient en place. Les grandes arcades en arc brisé sont déjà d'inspiration gothique.

 L’abside est à cinq pans munie de baies au décor gothique flamboyant dont les remplages reproduisent les motifs du soufflet et de la mouchette caractéristiques de l’époque.

 

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La clé de voûte émaillée

 

Un mobilier surtout baroque

 

Le maître-autel est dans le style baroque du XVIIIe siècle.

Sa table d’autel en marbre jaspé est en forme de tombeau. La porte du tabernacle est dorée, elle s’orne du triangle de la Trinité comportant en son centre l’inscription hébraïque de Yahvé. Le symbole trinitaire émerge d’une gloire rayonnante entourée de nuées. Au-dessous, l’Agneau est couché sur le livre aux sept Sceaux, une évocation de l’Apocalypse de saint Jean. Le tabernacle est accosté de colonnes en marbre, décorées de chapiteaux dorés d’ordre composite. De part et d’autre de consoles à enroulements inverses, se côtoient deux statues d’anges adorateurs ; prosternés, ils rendent hommage aux saintes espèces comme le veut la tradition. L’un a les mains jointes dans le geste de la prière, l’autre a une main appuyée sur la poitrine.

Les côtés du tabernacle ont reçu un motif de décoration peint aux insignes papaux.

La niche du retable est occupée par une statue du Bon Pasteur, elle est encadrée de guirlandes dorées et de consoles d’où surgissent les attributs des quatre évangélistes.

Assis sur le rebord de l’entablement du retable, deux angelots ouvrent les bras en geste d’accueil.

Un baldaquin hémisphérique domine l’autel. Il est porté par quatre colonnes en marbre aux chapiteaux dorés, d’ordre composite si répandu dans l’art baroque. Deux paires de guirlandes, elles aussi dorées, habillent les intervalles entre les colonnes.

La structure du baldaquin est surmontée de quatre consoles qui soutiennent une couronne sommitale décorée de volumes en forme d’étoiles et de sphères, symboles évocateurs du monde céleste. De chaque côté deux grands anges dorés, coiffés de la couronne de laurier, lèvent les bras et tiennent dans une main le bâton, signe distinctif de leur mission.

Derrière le maître-autel, une pierre gravée porte une inscription latine* qui peut se résumer par : « Cette statue du Bon Pasteur, dominant le tabernacle à laquelle une niche… mot manquant…a été posée aux frais de l’Église sous … (par les soins de) F. HENRIQUEZ, curé en l’an 1717… ainsi que la grille de fer du chœur. »

A droite du chœur, au pied d’une colonne, la pierre d’écoulement d’une ancienne piscine a été scellée au sol. Elle comporte huit lobes qui rappellent le symbolisme présent sur les cuves baptismales octogonales.

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 Le Maître-autel de 1717

 

En 1971 une équipe de scouts belges, conduite par le père Pic de Namur, s’employa à ramener le carrelage du carré du transept à son niveau primitif, qui était celui de la nef.

Lors des travaux de nivellement fut découverte une série de carreaux émaillés décorés de motifs représentant : cerfs, oiseaux affrontés, léopards héraldiques, volutes, personnages, chevaliers en tournoi (l’un d’eux porte sur son écu les armoiries de Rethel). Un seul carreau porte une inscription : « os ; a malo infernaux l’» pour : délivre-nous du mal de l’enfer ; il a été trouvé sous le clocher dans une sépulture. L’ensemble du dallage a été redressé sur le mur près de l’entrée de la sacristie. A l’occasion de ces travaux d’autres découvertes ont permis de mettre au jour les restes d’un portail de style Renaissance. Il comportait un linteau sculpté de fleurs de lys, avec en son milieu, un heaume de chevalier. L’emplacement de l’actuelle sacristie devait jadis correspondre à la chapelle des seigneurs de Sorcy.

Les stalles du chœur et les boiseries autour du sanctuaire ont été enlevés au cours de ces travaux de l’été 1971.

 

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Des carreaux émaillés de pavement (peut-être une production des cisterciens de Signy-l'Abbaye dont on a retrouvé des modèles similaires)

 

La chapelle méridionale, de plan rectangulaire, est dédiée à saint Thibaut (ou Thibaud, Thibault, Theobaldus), sa statue orne la niche du retable.

Le saint y apparait tenant le livre de messe qui l’aida à maitriser le diable qui git à ses pieds sous la figure d’un monstre étendu à côté d’une roue démolie. Une légende locale écrite en patois ardennais par l’autochtone Adrien Rouyer, conte comment le diable s’arrangea pour briser la roue de la voiture que conduisait saint Thibaut quelque part en amont du pont d’Altreux. Le diable tout heureux de son bon tour déchanta vite lorsque Thibaut l’invita à se mettre à la place de la roue. Pour être plus persuasif le bon saint avait sorti son livre de messe et lui lisait des orémus.

L’hagiographie recense plusieurs saints du nom de Thibaut. Celui qui est vénéré à Sorcy est plus probablement le descendant des comtes de Champagne. Il est né à Provins vers 1039 (1017 pour d’autres auteurs !) et mort en Italie à Salanique en 1066. Son corps fut ramené à Sens, puis à Auxerre. Dès son jeune âge il est attiré par la vie érémitique qu’il découvre aux environ de Provins, puis il part pour Reims, la Belgique et le Luxembourg ; il entreprend le pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle et accomplit celui de Rome. Il se fait camaldule en Vénétie où il y décédera. Ce fut un grand voyageur partageant la vie des plus démunis. Son culte s’est rapidement développé en Champagne, en Lorraine et en Bourgogne suscitant de nombreux pèlerinages. Dans les Ardennes, son culte était pratiqué à Neuville-Day et au prieuré de Château-Porcien, fondé en 1087 par l’abbaye de Saint-Hubert.

La chapelle reconstruite au XVIe siècle, conserve une belle piscine gothique flamboyante. Les chapiteaux des piliers d’angle s’ornent de motifs végétaux (feuilles enroulées autour d’une grappe de fruits).

L’autel recevant la statue de saint Thibaut est du XVIIIe siècle. Son fronton porte des pots à fleurs et des angelots ailés typiques de l’art baroque. Au sol deux statues : sainte Thérèse de Lisieux, sainte Anne instruisant la Vierge enfant.

 

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 la statue de saint Thibaut se libérant du diable, au milieu de fleurs baroques et ... contemporaines !...

 

La chapelle nord de plan polygonal, est plafonnée. Elle est d’époque plus récente (XVIIe, XVIIIe siècle). Elle est dédiée à la Vierge patronne de l’église.

L’autel identique à celui de la chapelle sud, abrite dans sa niche centrale, une statue de la Vierge à l’Enfant. Elle date de l’époque de la reconstruction de la chapelle ; elle pourrait être l’œuvre d’un artiste qui l’aurait reproduite en plusieurs exemplaires dans les Ardennes.

 

Une autre statue peinte de la Vierge à l’Enfant dégage beaucoup d’élégance. Dans un style expressif, Marie apparait avec un visage paisible ; sa longue chevelure ondulée tombe sur ses épaules que couvre une écharpe enroulée sur sa poitrine. Elle porte l’Enfant sur son bras gauche ; d’un geste attendrissant, elle tient les pieds nus de Jésus dans ses mains. Lui, les genoux relevés, joue avec une balle de la main gauche, qui symbolise le globe terrestre et bénit de la droite.

 

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Deux bénitiers en marbre jaspé du XVIIIe siècle sont disposés de part et d’autre de l’entrée, au bas de la nef. Leur cuve ovale repose sur une colonne au fût sculpté de godrons. Ils auraient été convoités à une époque par l’archevêque de Reims qui souhaitait les voir installés dans la cathédrale.

Au bas du collatéral sud, les fonts baptismaux se composent d’une cuve en pierre de Meuse de section carrée dans sa partie supérieure qui s’évase à la base, et d’une colonne d’époque plus récente.

Près du chœur, sous un arc cintré, l’enduit du mur a été enlevé révélant des traces de peintures anciennes. Un bandeau noir où subsiste le dessin d’une croix au centre d’un cercle, se laisse deviner. Il s’agit probablement d’une litre funèbre peinte à la suite du décès d’un seigneur de Sorcy (un d’Aspremont à la croix ?).

Une plaque tombale relevée au-dessus de l’imposte d’un pilier évoque le souvenir d’un militaire, Jean Lafonteine, natif d’Ambly-sur-Aisne décédé en 1718 **.

Une autre témoigne une reconnaissance envers l’abbé Marchand, curé de la paroisse de 1933 à 1986.

JLC

               

 

*texte de l’inscription latine complète :

                HAEC TABERNACVLVM ALTARE

                STATVA BONI PASTORIS CVM

                SVO LOCVLAMENTO

                SVMPTIBVS

                ECCLESLÆ POSITA

 

                PROCVRANTE

                PASTORE ‐ F ‐

                HENRIQVEZ

 

                ANNO 1717

                EODEM ANNO

                CLATHRA

                FERREA CHORI

 

** texte de l’épitaphe :

                CY GIST LE CORPS DE

                JEAN LAFONTEINE NAT

                ….DENBLI SVREINE

                CAPITAINE AV REGIMENT

                DE BOVRBON JNFANTERJ

                E : CHEVALIER DE L’ORDRE

                DE ST LOVIS DECEDE A

                SORCJ LE 18 AOVST 1718,

                AGE ‐ DE 65.

                PASSANTS PRIE

                DIEV POVR LEVY.

               

Orientation bibliographique

 

- Champagne Romane Editions Zodiaque La Nuit des Temps 55    pages 43-44 sur saint Thibaut et page 90 sur l’église.

- Les Églises Anciennes des Ardennes Hubert Collin éditions Office Départemental du Tourisme des Ardennes. – 1969. – pages 152 à 155.

- Le guide des Ardennes Yanny Hureaux La Manufacture 1991. Citation (1)

- Les églises rurales romanes du pays de Reims et des Ardennes. Hubert Collin. Société d’Études Ardennaises. 1974. Pages 147 à 149. Citation (2)

- Champagne Ardenne. Le Guide du Patrimoine. Jean-Marie Pérouse De Montclos. Hachette. 1995. Pages 339 et 340. L’auteur y voit une préfiguration des trois ordres de la Contre-Réforme (3).

- L’Évolution de la Statuaire Mariale du Moyen-Age à nos jours. L’exemple des Ardennes. Abbé Jean Sery pages 121 à 124.

- Etudes Ardennaises Juillet 1955. N°2 page 16 (la légende de saint Thibaut à Sorcy par Adrien Rouyer)

- Bulletin Archéologique, Historique et Folklorique publié par la Société des Amis du Musée du Rethélois et du Porcien. Nouvelle Série N° 38 - 1er semestre 1973, page 16 et 17 : les carreaux émaillés de l’Église de Sorcy par R. Marchand curé du district d’Alland’huy.

- Inventaire sommaire de la Marne. Archives Départementales de la Marne. Reims G1 1900. Page 296. (visite des églises de Sorcy et de Chesnois) ;

- L’église de Sorcy. Notes dactylographiées (non publiées) par le curé l’abbé René Marchand.

J'adresse mes vifs remerciements à Madame la Maire pour son accueil lors de mes visites à l'église.



08/03/2015
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