Jean-Luc Collignon

Jean-Luc Collignon

Falaise : église : l'escargot part à l'assaut des hauteurs...

L'Escargot

Cagouilles médiatisées

4 juillet 2014, jour de fête nationale : le présentateur de la première chaîne de télévision française boucle le JT de 20 heures par un évènement retentissant qui se déroule sur l'île de Ré : une course d'escargots vient de s'y achever!

N'est-il pas curieux que l'information qui fait « vibrer le cœur de la France » selon la presse, soit diffusée à une heure de grande écoute, juste aussitôt l'intervention du Président de la République, Chef de l'Etat? Voilà que ce petit animal, qui progresse au ralenti ( 1 mm par seconde en vitesse de pointe ) viendrait presque devancer les politiques dans l'estime des Français!

 

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Cagouilles au départ du Cagouillodrome de Loix    ( photo du web sur le site :

 http://www.notre-ile-de-re.com/actus/quand-les-escargots-font-la-course-a-loix/ )

 

En effet l'escargot est un animal bien étrange qui intrigue et fascine.

 

Une drôle de bestiole

Depuis la nuit des temps, l'animal rampant est aux côtés de l'homme et accompagne son quotidien. Nos lointains ancêtres l'utilisent dans leur nourriture et vénèrent sa coquille. Celle ci, disposée dans les sépultures, selon un ordonnancement et un rituel qui nous échappent, escorte les défunts dans leur ultime course vers l'éternité.

Puis la conque de colimaçon envahit les antiques intailles. Les monnaies de Tyr sont frappées du dessin de la coquille (vers - 500 avant J-C). La tête d'une femme, cheveux au vent sortant d'une coquille ronde, décore la face des pièces de monnaie retrouvées à Hatria, la ville primitive d'Italie, sur les bords de la mer Adriatique qui lui doit son nom (la ville se nomme aujourd'hui Adria). La belle issant de sa coquille évoquerait, dit-on, la déesse Aphrodite.

En guise d'effigie monétaire, chez les Romains, une autre célèbre déesse émerge d'une coquille : il s'agit de Vénus, qu'ils surnomment purpurissa. Botticelli s'empare du sujet et la représente dans sa splendeur, debout, sortant de sa conque, qui, pour la circonstance, ressemble davantage à une coquille Saint-Jacques.

Au Moyen-Age, la glyptique regorge de motifs grotesques. Parmi eux « la bête dans la coquille » y tient une position de premier plan parmi toute une gente ailée ou quadrupède.

La coquille d'escargot va ainsi inspirer pour longtemps, le monde de l'imaginaire et du symbole.

Parce qu'elle protège comme une cuirasse, elle devient l'emblème de la chasteté, elle est aussi l'image génératrice des êtres.

Elle symbolise l'idée de résurrection et de vie future.

C'était déjà à ce titre que la coquille décorait les sarcophages romains.

Depuis les premiers temps de l'humanité jusqu'à l'époque carolingienne,  les sépultures renferment souvent nombre de coquilles d'escargot, car l'homme de l'époque souhaite être réveillé dans sa tombe pour l'heure du grand jugement.

Dans l'univers chrétien, le symbole sera abondamment repris et utilisé notamment par l'art gothique.

Un "Livre d'Heures" montre, par  exemple, Lazare dressé dans son tombeau : il est ressuscité et l'escargot est à ses côtés.

Le limaçon a bien d'autres ressources à son actif pour inspirer les artistes.

C'est un animal étrange, méconnu, longtemps caché derrière ses mystères.

D'abord une constatation morphologique : il demeure inchangé depuis son origine, les fossiles l'attestent si besoin en était. Cet état statique n'est qu'apparent car c'est aussi un être en mouvement perpétuel. Né de la mer il a colonisé le terre ferme s'adaptant aux nouvelles contraintes. Son corps exigeant réclame un taux d'humidité constant ; alors pour éviter la dissécation qui lui serait fatale, il secrète une coquille protectrice. Pour faciliter ses déplacements sur un sol rugueux fourmillant d'obstacles, il émet de la bave, qui le protège des prédateurs.

Son sang froid lui impose un régime d'alternance entre phases actives et inactives. La chaleur, le froid, la lumière mordante du soleil, le souffle contrariant du vent, l'indisposent au plus haut point, l'obligeant à une retraite cachée terré au fond de sa coquille. A l'inverse, l'obscurité, la rosée du matin, la pluie d'orage l'enchantent et le mettent en chemin à la recherche de nourriture. Puis l'hiver venant, le voilà de nouveau contraint à une immobilité forcée. Pour son long sommeil d'hibernation, il a verrouillé sa demeure d'un opercule de calcaire. Le printemps revenu, il repart en mouvement, enroulant et déroulant inlassablement son corps mou, pointant ou rétractant ses cornes au gré du vent ou des obstacles. On le dit sourd et pratiquement aveugle, mais très sensible à tout contact tactile et réactif à un panel d'odeurs inconnu des humains.

Il n'est pas étonnant qu'à sa vue, le regard de l'homme soit partagé entre attirance et rejet.

La bestiole au contact gluant et froid rebute ou suscite même dégoût pour sa bave visqueuse.

Mais la petite bête est plutôt sympathique lorsqu'on la voit courageusement porter sa demeure sur son dos, parfois au prix de rudes efforts. Elle inspire alors compassion et apaisement disposant d'un refuge sécuritaire immédiat en cas d'agression.

En général la rondeur évoque l'idée de féminité. La forme de la coquille s'en approche. L'hermaphrodisme de l'escargot, découvert seulement au XVIIe siècle, l'a longtemps associé au symbole d'une fécondité inépuisable.

 

A son sujet, le discours biblique retient deux aspects opposés : le bon et le mauvais.

Comme le ver de terre, l'escargot traduit la déchéance originelle, c'est la pire injure qu'on puisse asséner à son ennemi lorsqu'on évoque son nom. Dans le Psaume (58 - 9), le sort, "juste bon à réserver à tous les méchants de la terre, c'est de les voir comme la limace qui se dessèche à mesure qu'elle avance".

Parce qu'il montre une extrême lenteur à se mouvoir, l'escargot est, chez le chrétien, l'image de l'acédie, un mal de l'âme qui s'exprime par le dégoût pour la prière. La maladie est réputée endormir l'esprit de l'homme pour l'éloigner de Dieu. Dans ce cas les artistes utilisent  l'escargot comme attribut de la paresse, cette dernière compte pour l'un des sept péchés capitaux. Dans la parabole du bon grain et de l'ivraie, saint Matthieu illustre les dangers causée par l'acédie.

Le sage gastéropode en s'enterrant judicieusement au commencement de l'hiver et en réapparaissant comme par miracle au printemps, véhicule, aussi une image positive.

Sa renaissance à la vie éloigne toute idée de fin définitive. En sortant de terre après avoir brisé le couvercle de sa coquille l'escargot est identifié au Christ ressuscité qui soulève le couvercle de son tombeau.

L'escargot est alors l'image même de la Résurrection;

Il est également l'attribut de la Vierge. Son asexualité le rapproche de l'enfantement virginal de Marie.

Cette image a été défendue par le dominicain autrichien François de Retz ( 1348 - 1425 ) qui voyait dans un coquillage tombé au milieu de la rosée, la naissance d'une perle, allusion directe à la Vierge demeurée dans un écrin de pureté.

Plusieurs peintres de renommée ont retenu l'allusion en la reproduisant sur leurs toiles.

Hans Memling ( 1435/40 - 1494 ) peintre flamand est de ceux-là. Deux tableaux  montrent des escargots évoluant autour de la Vierge.

Etre de l'intermédiaire, l'escargot biblique chemine entre Dieu et le diable, il met en scène tragédie et comédie. Mais au fait, le trouve-t-on dans pareilles circonstances, ailleurs que sur les toiles des maîtres de la peinture?

Oui, la sculpture s'empare du sujet et le décline tantôt sur le bois, tantôt sur la pierre. La malléabilité de la chair du mollusque lui permet d'épouser toutes les formes de relief. Le sculpteur profite de l'aubaine et utilise l'escargot dans les situations où le décor se taille avec difficulté. Il l'accroche aux courbures des arcs en accolade, il le contorsionne dans les replis des corbeilles de chapiteaux ou bien l'étale sur les feuilles de choux. L'escargot adore se cacher au milieu des dentelures de la feuille d'acanthe dont il raffole, il en partage de plus, les propriétés émollientes de sa feuille et l'hermaphrodisme de sa fleur. On dit que la plante est d'éternité puisqu'elle ne se fane jamais.

La répartition géographique de l'escargot dans la sculpture française est contrastée. 

La Bourgogne, une région de prédilection pour l'élevage de la bête à coquille, ne l'a pas plébiscité pour le choix de son décor sculpté. L'escargot y est plutôt rare, il se rencontre toutefois à la cathédrale Notre-Dame de Semur-en-Auxois. Sur l'un des piliers ( XIIIe siècle ) de la porte dite des Bleds, deux escargots cheminent sur le fût lisse de la colonne vers une destination lointaine que matérialise le chapiteau à crochets qui les surmonte. Ils annoncent le printemps, pas toujours prompt à venir dans cette contrée bourguignonne!.

La savante étude, que nous ont livrée Yves et Françoise Granga en 1997, à la suite de leurs recherches dans le midi de la France, révèle une impressionnante liste de sites où ils y ont noté la présence de l'escargot dans le décor sculpté. L'étude ne concernait pas la Champagne-Ardenne. Pourtant, le "petit gris" s'est bien acclimaté à la Champagne sous les ciseaux des sculpteurs du XVIe siècle.

 

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 A Falaise ( 08 ), près de Vouziers, il faut gravir une volée de marches pour parvenir au seuil de l'église Saint-Victor.

Son magnifique portail occidental du XVIe siècle offre un décor sculpté qui ravit l'œil du visiteur. L'accès au sanctuaire est facilité par deux portes séparées par un trumeau. Encadrant les deux ouvertures, deux gorges creusées dans la pierre, s'ornent d'un haut relief, l'une au pourtour des portes, l'autre s'élançant vers le fronton sommital pour finir la voussure.

Au piédroit nord, l'habile sculpteur y a fait naitre un cep de vigne qui colonise toute la première gorge ; la gouge de l'artiste a ciselé la pierre pour y loger  les rameaux tortueux de la vigne qui partent à la conquête de l'encadrement des deux portes.

A la base du cep, au niveau du regard du visiteur qui monte les marches de l'escalier, un escargot a troqué ses cornes pour une face de félin. La tête est tournée vers le nouvel arrivant. Les oreilles sont dressées, les yeux sont d'une telle fixité qu'ils interpellent toute personne qui s'approche. L'escargot a un message à délivrer.

 

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 ...une face de félin...

 

Son expression vaut la parole que la pierre lui ôte ; il s'adresse à tout humain qui s'apprête à franchir ce seuil afin de le mettre en garde.

Deux voies sont possibles : la sienne qui s'annonce longue, - il est tout en bas du cep - au pied de l'arbre de vie, qu'il va gravir avec la lenteur de sa progression de limaçon. Certes le parcours est sinueux, mais jalonné d'étapes réconfortantes. Sur cet itinéraire, il y récoltera le fruit de sa patience, et se nourrira du raisin que des grappes vont lui offrir en chemin, comme le chrétien se nourrit de l'Eucharistie ; il y croisera parfois la grâce comme l'évoque la présence des deux chérubins au sommet de son parcours; puis parvenant au but final, sa consolation, il la retrouvera dans l'énorme grappe de raisin, que le sculpteur a façonnée, au même endroit, mais à l'extrémité opposée de la porte de droite.

Sa foi sera fortifiée par le breuvage eucharistique tout au long de sa vie ;  lors du Jugement dernier, il pourra compter parmi les élus.

Voilà une perspective de renaissance future qui sied bien à l'image que l'opinion du XVIe siècle se fait sur la vie de l'escargot.

 

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 ...fortifiée par un breuvage eucharistique...

 

L'autre voie est proposée par le décor de la seconde gorge, située plus à l'extérieur de l'entrée. Le diable y règne en sourdine.

C'est d'abord, au nord, une invite à jouir des plaisirs des sens mais avec des conséquences fatales qui peuvent vous perdre, vous étreindre, à l'image du serpent qui étouffe sa proie avant de la dévorer.

La luxure est un des sept péchés capitaux comme le rappelle saint Paul lorsqu'il professe que l'idéal sexuel de la chrétienté demeure la continence.

En poursuivant le cheminement de cette voie chaotique, les rencontres se font de plus en plus menaçantes ; les êtres croisés, plus hideux les uns que les autres, illustrent les turpitudes que connait le pécheur en ce bas monde, où le diable le guette, l'ensorcelle et finit par l'emprisonner.

L'escargot du décor flamboyant de l'église de Falaise règne en maître : c'est lui qui dicte la leçon!

 

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...comme le serpent qui étouffe sa proie...

 

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...des rencontres de plus en plus menaçantes...

 

 

A Barby ( 08 ), près de Rethel, le visiteur est invité à franchir le seuil de l'église Saint-Jean-Baptiste et à se diriger vers les fonts baptismaux.

L'édifice a été reconstruit en totalité à la fin du XIXe siècle, mais a conservé ses fonts de la seconde époque gothique  ( fin XVe / début XVIe siècle ).

 

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Cuve baptismale de Barby ( Photo OTSI Rethel MTL )

 

L'invitation de l'escargot est ici similaire : il s'abreuve goulument du jus de raisin, donnant l'exemple au catéchumène qui se prépare à recevoir le baptême et à partager le repas eucharistique.

Pour le chrétien, on le sait, le baptême s'identifie à une renaissance.

A L'Épine ( 51 ), la basilique Notre-Dame constitue un joyau d'architecture du XVe siècle mais avec des travaux qui ne s'achèveront pas avant 1550.

"Cette splendide fleur de l'architecture gothique" - Victor Hugo, Le Rhin, 1842 - a, elle aussi, attiré l'escargot aux pieds de ses murailles.

Au piédroit de la porte nord du portail occidental, semblant sortir de terre, une coquille d'escargot laisse s'échapper un personnage en buste qu'il est bien difficile de déterminer car la pierre a subi les outrages du temps. Sous la traction de son bras gauche, l'individu semble vouloir s'extirper de la coquille qui le retient prisonnier : en quête d'un ailleurs meilleur?...

Ou bien comme sur le bréviaire de Saintes à Saint-Remi de Reims, le personnage serait-il un prédicateur qui « proclame les paroles de la vie éternelle » ?

 

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A l'intérieur de la basilique, le pupitre de lecture du magnifique jubé, est assailli à sa base, par un escargot qui invite le lecteur à la retenue.

 

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En effet, depuis la tribune de la chaire, l'orateur se doit de modérer son propos, prendre son temps, pour peser ses mots : la précipitation n'est guère de mise en la circonstance ; la lenteur de l'escargot est là pour lui rappeler son devoir de réserve. Mais l'orateur s'inspire aussi de l'Evangile pour étayer son discours, qui s'enrichit de nourriture spirituelle ; il sait qu'en cette tribune les bassesses terrestres pourraient l'en détourner, heureusement l'escargot est là pour lui rappeler que lui, l'humble animal rampant, parvient à s'écarter de sa nourriture terrestre préférée. La  belle feuille de chou ou d'acanthe qui le tente à ses côtés, n'aura pas de prise sur lui.

 

Le XVIe siècle est propice à l'éclosion des escargots. Comme à L'Epine c'est au bas du piédroit du portail de la basilique Saint-Remi de Reims, mais cette fois du côté méridional, qu'une coquille d'escargot libère un personnage. La partie de l'édifice a été restaurée en 1506, à l'initiative de l'archevêque Robert de Lenoncourt, alors abbé commendataire de Saint-Remi. La façade est ornée d'un portail flamboyant.

 

 

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Malheureusement le personnage est, là encore, fort mutilé!

 

L'escargot, aux multiples facettes, est décidemment un animal bien sympathique!

L'article s'enrichit de quelques vues complémentaires grâce au concours d'internautes. Ci-dessous deux vues transmises par Fred Thibault depuis sa page Facebook. Merci à lui pour cette signalisation

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 Au piédroit du portail de l'église romane Saint-Pierre de Besle en Auvergne

cette église «se distingue par la richesse de son décor sculpté, modillons et chapiteaux dont certains échappent aux thèmes traditionnels des églises de Basse Auvergne»

 voir le site auquel est empruntée la citation http://www.tourismeblesle.fr/eglise-saint-pierre-blesle_fr.html

 

 

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 Cathédrale Notre-Dame de Senlis

 

La liste des représentations de l'escargot dans les édifices religieux s'allonge de jour en jour :

 

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Ici dans l'église Saint-Maurille de Vouziers (Ardennes) Photo Marie-Suzanne Colin

 

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Là dans l'église Saint-Nicolas de Rethel (Ardennes). Sur la seconde vue, à la droite de la corbeille, l'escargot à visage humain interpelle l'observateur.

Photos : M.T. Lafollie 

 

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Chapelle Sainte-Marie de l'Assomption d'Obersteigen

 

«A l'intérieur de la chapelle Sainte Marie de l'Assomption (13ème siècle), on retrouve une sculpture intéressante. Il s'agit d'un escargot ! Cet animal porte en lui de nombreux symboles : la spirale, la fécondité, la protection, la renaissance, la résurrection... Il n'est pourtant pas très présent dans le bestiaire de nos sanctuaires. La spirale est liée au mouvement et au temps. Elle figure un mouvement cyclique infini, partant d'un point central en évolution. C'est une énergie qui part d'un point fixe avec ses polarités, solaire dans un sens et lunaire dans l'autre, porteuse de vie et porteuse de mort.

Le maçon en fera également son symbole ainsi que le compagnon tailleur de pierres, en signe qu'il utilise le rapport du nombre d'or dans la construction de l'édifice religieux.»

extrait du site : http://www.randoalsacevosges.com/2015/03/le-menhir-du-kuhbergkopf.html

 

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Beaucoup plus rare cet exemple d'ammonite fossile photographié au portail sud de la cathédrale de Moissac (Tarn-et-Garonne) et publié par le "facebookeur" Elzear Maurel (une pierre de réemploi sans doute?)

 

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Bonnay (Saône-et-Loire) Doyenné Saint-Hippolyte : origine de l'église XIe siècle, fortifiée au XIIIe siècle. Photo aimablement communiquée par le facebookeur Lucut Maréchal voir le site : https://www.facebook.com/media/set/?set=a.641254249338087.1073741840.601786169951562&type=3&__mref=message_bubble

 

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  Lucut Maréchal signale encore les magnifiques chapiteaux gothiques (XIVe siècle) en façade du Palais dit du pape Gélase dans l'abbaye de Cluny et il précise :

«L'ensemble des chapiteaux représente tous les feuillages de la création : chêne, platane, salade, nénuphar etc, et celui-ci est une exception ! »
 
 
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Eglise Notre-Dame de l'Assomption à Sainte-Marie-du-Mont (Manche) Photo : web

 

les ouvrages suivants ont inspiré cet article :

Le Moyen Âge Fantastique Antiquités et Exotismes dans l'Art Gothique par Jurgis Baltrušaitis Collection Henri Focillon Armand Colin - 1955

Les Gargouilles – extrait du Bulletin du Comité du Folklore Champenois. Année 1973 - N°S 109-112 page 8 - Germaine Maillet

L'escargot dans le midi de la France : approche iconographique par Yves et Françoise CRANGA dans Mémoires de la Société Archéologique du Midi de la France - tome LVII - 1997

Monographie de Falaise - Mai 1873 - Document manuscrit - Archives Départementales des Ardennes. ( Merci à Joseph D. pour sa signalisation )

L'ancienne église de Barby par Guy Féquant dans  Bulletin archéologique, historique et folklorique du Musée du Rethélois et du Porcien N° 29 - 2ème semestre 1968.

Les Cahiers techniques de la Gazette des Terriers. Sur les traces des escargots et des limaces Fédération des clubs C. P. N. -  juin 2014

La Hulotte N° 97 L'escargot des haies.

JLC



22/08/2014
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